Le projet Blue Book est souvent invoqué comme une immense réserve de preuves cachées. Les Archives nationales américaines proposent pourtant des indications publiques pour consulter cette collection. La difficulté commence après l’accès : une fiche d’observation, une lettre et une conclusion d’enquête ne disent pas la même chose.

Commencer par une date et un lieu

La page des Archives décrit des index chronologiques et géographiques ainsi qu’une collection sur microfilm. Elle explique que Blue Book a été clos en 1969. Un bilan historique de l’US Air Force, reproduit sur cette page, recense 12 618 observations entre 1947 et 1969, dont 701 restées non identifiées. Ces nombres décrivent ce programme et cette période, pas l’ensemble des OVNI observés depuis.

Avant une recherche, notez une orthographe du lieu, une date approximative et les variantes possibles du nom du témoin. Une vidéo virale sans ces repères est difficile à relier à une pièce d’archive. Les renseignements qui paraissent secondaires deviennent ici les meilleurs outils de recherche.

Lire un dossier sans mélanger ses voix

Dans vos notes, attribuez chaque affirmation à son auteur : témoin, enquêteur, organisme consulté ou rédacteur du bilan. Si le témoin parle d’une accélération extraordinaire, vérifiez si elle a été mesurée ou estimée à l’œil. Si une distance manque, la vitesse peut également rester indéterminée.

Conservez les numéros de page et les annexes utiles. Une conclusion qui paraît inexplicable lorsqu’elle est isolée peut renvoyer à une photographie ou à une mesure située plus loin. Le dossier doit pouvoir être relu par quelqu’un qui ne partage pas votre première impression.

Une catégorie n’est pas une origine

« Non identifié » décrit l’état d’une enquête. Ce statut ne fournit pas, à lui seul, le lieu de fabrication d’un objet ni l’identité de son pilote. Il faut donc séparer la question « avons-nous trouvé une explication suffisante ? » de la question « existe-t-il une preuve d’origine extraterrestre ? ».

Les Archives précisent qu’authentifier une copie ne garantit pas la véracité de toutes les affirmations qu’elle contient. C’est un rappel essentiel : un véritable document peut rapporter un témoignage erroné, une hypothèse abandonnée ou une information encore incertaine.

Sources & références

Documents consultés pour ce dossier. Les interprétations sont celles de la rédaction.

  • National Archives, dossiers Blue Book et bilan historique de l’US Air Force · Consulté le 2026-10-04

Un élément à corriger ? Écrivez à la rédaction.