Un titre annonce une réduction de 50 % du risque. Ce chiffre ne permet pas encore de savoir combien de personnes sont concernées. Il faut connaître le risque de départ, le résultat mesuré et la période étudiée. Le risque relatif et le risque absolu répondent à des questions différentes.
Deux présentations d’un même exemple
Prenons des nombres fictifs : dix événements dans un groupe de mille personnes, cinq dans un autre groupe de mille. Le risque passe de 1 % à 0,5 %. La réduction relative est de 50 %, tandis que l’écart absolu vaut 0,5 point de pourcentage, soit cinq événements pour mille personnes.
Le manuel Cochrane explique ces présentations et leur interprétation. Les deux chiffres peuvent être corrects ; ils ne donnent pas la même perspective au lecteur. Les dénominateurs et la durée du suivi doivent accompagner la comparaison.
Garder l’incertitude visible
Un résultat d’étude possède aussi une incertitude. Le chiffre central seul ne montre pas toutes les valeurs compatibles avec les données. Une comparaison entre deux études exige également de vérifier leurs populations et leurs critères.
Ces calculs ne constituent pas une recommandation médicale individuelle. Ils servent à lire une annonce. Les dossiers sur les essais cliniques et la pharmacovigilance aident à distinguer l’efficacité mesurée, les effets étudiés et les signaux examinés après la mise à disposition d’un produit.
Sources & références
Documents consultés pour ce dossier. Les interprétations sont celles de la rédaction.
- Chapter 15: Interpreting results and drawing conclusions | Cochrane · Consulté le 2026-10-05
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