Un témoin affirme être certain de ce qu’il a reconnu. Cette assurance peut être informative, mais son interprétation dépend de la manière dont elle a été recueillie. Dire que la confiance prouve toujours l’exactitude serait excessif ; dire qu’elle ne renseigne jamais serait également trop simple.
Des conditions étudiées précisément
Une synthèse de Wixted et Wells publiée en 2017 examine le lien entre confiance et exactitude dans l’identification de témoins. Elle insiste sur des conditions de test initiales, non contaminées et correctement organisées. Sous ces conditions, les auteurs décrivent une relation importante.
Ce résultat ne peut pas être transféré sans précaution à une conviction exprimée après des discussions, des images répétées ou des questions suggestives. La tâche d’identification et son déroulement doivent rester précisés.
Noter la première déclaration
Pour examiner un témoignage, conservez les mots et le degré d’assurance exprimés au premier recueil. Indiquez les informations reçues ensuite. L’évolution d’un récit peut apporter des éléments sur son contexte, sans démontrer automatiquement une tromperie.
La conformité de mémoire et la mémoire de la source éclairent ces influences possibles. Les faux souvenirs rappellent qu’une conviction peut accompagner une erreur. La méthode utile consiste à documenter les conditions de formation de la réponse avant de décider ce que son assurance permet réellement de conclure.
Sources & références
Documents consultés pour ce dossier. Les interprétations sont celles de la rédaction.
- The Relationship Between Eyewitness Confidence and Identification Accuracy: A New Synthesis - PubMed · Consulté le 2026-10-05
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